Une journée à Vervins

JJ’ai participé, ce dimanche 23 mars, à un salon du livre à Vervins.

Vervins, pour qui aurait de la malchance – c’était mon cas jusqu’à ce moment – de ne pas connaître cette sous-préfecture de l’Aisne, est une petite ville, située à mi—distance de Bruxelles et de Paris. Elle compte moins de 3000 habitants mais dispose d’un réseau associatif très touffu. Il y a plusieurs dizaines d’assos, très imbriquées les unes dans les autres. C’est d’ailleurs l’une d’entre elles – Entreprises dynamiques du vervinois- qui organisait l’évènement. 

Après avoir goûté à l’excellent accueil qui m’y fut réservé, j’ai pu jouir de ce qui fait mon plaisir dans les salons où je présente mes livres : autant que la vente de ces derniers,  les échanges dont ils sont le prétexte.

Ce 23/3, à Vervins, ce plaisir ne s’est pas démenti.

J’y ai même rencontré un moment d’émotion …Offert par une visiteuse qui, la voix gênée … : :« je ne sais pas lire c’est pour cela que je n’achèterai pas votre livre » Ma réflexion à ce moment : comme l’appétit pour la Culture et la lecture doit être haut pour qu’on vienne dans un lieu qui y est dédié quand on sait qu’on n’en profitera que du goût et de l’odeur du papier. 

Autre moment de plaisir pour moi : le spectacle de transmission culturelle intergénérationnelle. Il est porté par l’image traditionnelle déjà mais toujours réconfortante, de parents qui amènent leurs jeunes enfants. Un papa me dit de son fils qui sait à peine marcher, qu’il feuillette déjà des livres…Mais il y a aussi des femmes et hommes qui accompagnent des aînés privés d’autonomie, qu’ils soutiennent d’un bras solidaire ou dont ils poussent le véhicule adapté.

Pour le reste, la journée me confirme la difficulté de la vente des livres papier : la précarité économique oblige à des priorisations qui déclasse la culture ; l’orientation imposée par les réseaux sociaux pousse aussi celles et ceux qui … lisent encore, à choisir d’autres supports que les signes imprimés et les pages brochées. En outre, d’autres formes d’écriture prennent le pas sur le roman de réflexion. 

Je reviendrai bientôt à Vervins. Une association locale m’en a convaincu. Elle organise un Musée de… l’imprimerie. Là se publie, avec des codes de présentation datant de la création du DEMOCRATE (1906), un hebdomadaire d’information locale dans une imprimerie utilisant les techniques d’époque. L’initiative a été, en 2022, classée comme Monument historique. 

Le 25/3/2025

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