La discrète

Vu hier ce film des années 90. Bravo Lucchini ( mais qu’est devenue la – fausse- ingénue qu’interprétait Judith HENRY?) .

Ce qui m’a le plus frappé, c’est l’ombre, peut-être inconsciente qui sait?, qui planait sur la pellicule, de François TRUFFAUT, mort quelques petites années avant le tournage. Les élans juvéniles ( on ne disait pas encore “adulescents”) du personnage principal, ( tiens: dénommé Antoine comme Doinel!) devant une vie amoureuse à laquelle le récit attache lus d’importance qu’aux personnages; un triangle amoureux; un sommet de celui-ci inaccessible à Antoine et qui se nomme Solange comme Delphine SEYRIG dans “domicile conjugal”; une héroïne féminine, Catherine qui, candide comme Christine, puis moqueuse comme Colette, (sans jamais cependant en atteindre la perversité), est le véritable personnage principal: la femme qui déjoue le piège dans lequel deux hommes l’avaient placée.
oui, on est bien dans le monde de Truffaut. Et Christian VINCENT, préfigurant OZON et d’autres sans doute, prend plaisir aux personnages féminins dont d’une part, la présentation physique et leur charme en font des êtres ardemment désirables et d’autre part, dont la présence dans le conte filmé est d’une puissance telle qu’on comprend comment, pour y échapper , il soit si tentant de qualifier de misogyne celui qui les a imaginés.

 

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